Badoo rencontre sisteron Tinder, GrindR, Badoo… : peut-on vraiment rencontrer l’amour grâce à son smartphone ?

13 février 2014 Par Who is fabio from top chef dating | 0 commentaires

Les applications de rencontres géolocalisées se sont multipliées depuis le succès de , apparue en 2009. Conçues à la base pour faire des rencontres, ces applications semblent limitées à l’éphémérité des plans d’un soir.

d’applications de rencontres géolocalisées se trouvent aujourd’hui sur le marché des plateformes de téléchargement d’applications. De GrindR à Tinder en passant par Badoo, Zoosk, Yuback, ou le plus cash Bang with friends, le célibataire 2.0 peut aujourd’hui difficilement passer à côté de ces nouveaux modes de drague.
Certaines de ces applications assument totalement le côté « chasse d’un soir » tandis que d’autres se vendent comme le moyen de trouver l’amour, ou plus hypocritement, de nouveaux amis.

« Ca fait pitié de voir les gens accros »

GrindR est dédiée aux homosexuels et est une première application du genre, ouvertement sexualisée. Les utilisateurs assument d’être là pour les « plans culs » et ont instauré un codé qui permet de se comprendre rapidement, comme « TTBM » pour « très très bien monté » ou « A+/P » pour « plutôt actif que passif ». Sans équivoque et sans détours. Les tumblr ou se moquent avec humour des utilisateurs…déterminés.
« J’ai trouvé ça rigolo cinq minutes », raconte Paul, un ancien utilisateur de GrindR. « Mais ça fait vite pitié de voir les gens qui sont là dessus dans le métro, dans le bus, dans les cafés alors qu’ils sont avec leur potes. Beaucoup sont complètement accros, c’est naze… ».

De la ludicité du like

Le pendant hétéro de GrindR est Tinder, de la palabre anglaise qui signifie « amadou, petit bois ». Un moyen donc d’allumer la flamme et de provoquer des étincelles entre les utilisateurs, toujours sur le principe de la géolocalisation. Quand deux personnes entrent en contact, c’est un « match », « allumette » en anglais. Si les deux partis se plaisent toujours après avoir discuté, la rencontre peut se faire, la flamme est allumée et c’est la fin de la métaphore du feu. Ici, le public est jeune : ont entre 18 et 24 ans. On vient pour s’amuser, cela devient presque un jeu où l’on s’amuse à « liker » les profils sans avoir d’idées précises en tête.
Amandine, étudiante, explique pourquoi elle s’est inscrite sur Tinder : « Quand on travaille ou quand on a des études qui nous prennent du temps, on a parfois du mal a rencontrer des gens hors de notre cercle d’amis. Tinder ou des applications du même genre peuvent alors être la solution. C’est simple à utiliser et plutôt marrant en fin de compte. »

Frivolité et désenchantement

Les applications de rencontres géolocalisées sont un bon moyen de faire des rencontres mais il reste très compliqué d’assurer qu’elles permettent de trouver l’amour.
En principe, contacter des personnes qui sont disponibles et géographiquement proches, cela facilite grandement la rencontre. Mais la superficialité des rapports au cœur même des applications cantonne souvent la relation ultérieure à la frivolité. En soi, ce n’est pas un mal : deux adultes consentants qui se rencontrent et partagent des affinités d’un instant, cela se produit tous les jours. Cependant la plupart des applications de rencontres sont présentées comme des moyens de rencontrer l’âme sœur. Libres aux utilisateurs d’en faire un moyen de rencontre sexuelle ou amoureuse. Mais le concept novateur des applications géolocalisées a attiré des déçus des sites de rencontres qui peuvent à nouveau être désenchantés face à l’offre amoureuse limitée.
Si vous ne souhaitez pas passer la Saint-Valentin tout seul, dégainez votre smartphone et sa palanquée d’applications. Avec de la chance, le prince charmant ou la belle princesse s’y cachent peut-être. Pour vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants, ou simplement passer une bonne soirée.

Visuel : Logo officiel de l’application Tinder
Capture d’écran GrindR © GrindR m’a tuer
Capture d’écran Tinder envoyée par une utilisatrice


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